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Rues et maison d'hier et d'aujourd'hui (5)

30 septembre 2017

 Au carrefour des chemins venant des Grands Carmes (Avenue Foucaud), de la Porte du Saint-Esprit (Rue Pétiniaud-Beaupeyrat) et de Saint-Gérald (Avenue du Midi), au bas de la Rue des Pénitents-Rouges, se trouvait autrefois l'église paroissiale Saint-Cessateur. Cette petite paroisse suburbaine rassemblait, en 1738, dix-sept feux ou foyers et quarante communiants.
Il y avait eu là, très anciennement, une nécropole paléochrétienne dotée d'un lieu de culte sous le titre de saint Cessateur, supposé avoir été évêque de Limoges au VIIIe siècle mais que Monseigneur Duchesne écarte prudemment de la liste épiscopale (Fastes épiscopaux de l'ancienne Gaule, tome II). Dès le IXe siècle, on y aurait transféré les restes de saint Aurélien. Les fouilles conduites par J-F. Priot en 1979 ont confirmé l'existence de la nécropole suburbaine et d'une crypte funéraire conservée dans une maison moderne (Le Populaire, 13/01/2012). En 1630-1631, on y avait enterré en masse les victimes de la peste.
En 1661, l'église à demi ruinée fut abandonnée à la confrérie des "Pénitents Pourpres de la Charité" qui, sous le titre de Jésus patissant, assistaient les condamnés. Ils la firent réparée et s'y réunirent jusqu'à leur interdiction par l'évêché en 1827.
Si l'on en croit Allou, l'église aurait servi au culte protestant après l'avènement de Charles IX. Rien n'est moins sûr, bien qu'on sache que, dans le quartier, "près de Beauséjour (il y avait) une place où estoit cydevant le temple et presche des religionnaires" (Archives départementales, Hsup Limoges, B 277-278).
Les reliques de saint Aurélien avaient été transférées à la chapelle du même nom, qui, à l'intérieur des remparts, faisait partie de la paroisse Saint-Cessateur.
La carte de A. Jouvin de Rochefort, éditée en 1676, donne  sans doute la seule image connue de l'église Saint-Cessateur. On y voit l'actuelle Rue des Pénitents Rouges (qui se prolonge par les actuelles rues Larousse et Vochave), l'Avenue Foucaud n'étant pas encore percée. L'église et son assez vaste cimetière se trouvaient en arrière des actuels numéros 7,9,15 et 19 de la Rue des Pénitents au coude de laquelle coulait une fontaine (plus ou moins miraculeuse). L'église semble orientée à l'ouest.


(A suivre)

Michel BOY

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