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A la rencontre de la communauté de Saint Jean Baptiste

30 juin 2018

Jean Marie GUILLEMAIN a présenté l'histoire du Centre Saint Jean Baptiste et de sa chapelle depuis sa fondation en 1967.

Bienvenue Monseigneur,
dans cette chapelle Saint Jean Baptiste rue Fustel de Coulanges dans le quartier du Puy Las Rodas. Cinq évêques vous ont précédé dans ce lieu : après Mgr Gufflet qui l’inaugura en 1967, Mgr Léon Soulier, Mgr Christophe Dufour et Mgr François Kalist.
Cette chapelle rénovée en 2007, à l’arrivée du Père François Renard, voyant le salpêtre au bas des murs, le balatum du sol décollé et rafistolé avec du scotch a décidé, épaulé par Mr Paugnat architecte et Mr Pénicaud qui dessina la fresque du baptême de Jésus, de changer tout le mobilier, et nous a permis de retrouver une chapelle claire, très accueillante et bien chauffée ce qui nous a permis de nous retrouver pour nos rencontres dominicales, comme nous le faisons depuis tant d’années.
Mais avant cela, parlons de l’origine. A l’emplacement de Saint Jean Baptiste, il y avait une ferme et quelques pavillons, les immeubles furent construits dans les années 70. Deux granges avaient été léguées par la famille Papon (boucher) à condition qu’elles servent de lieu de culte. Le nom de Saint Jean Baptiste fut souhaité par Mr Papon. Hostile à la construction d’une chapelle, le curé Desfarges (en 1960) voulait garder ce lieu afin d’y abriter diverses activités pour des groupes de jeunes et associations.
En 1962, ce fut l’arrivée du Père Soulat qui vécut dans le petit appartement au bout de cette grange en attendant d’éventuels travaux. Il y resta jusqu’à son départ pour Beynac fin 97 (35 ans) laissant ses paroissiens un peu orphelins après un aussi long séjour parmi eux et le travail accompli pour faire vivre ce quartier.
Le 21 mars 1965, lors d’une visite de Monseigneur Gufflet à Sainte Jeanne d’Arc, il fut enfin décidé d’aménager ce lieu en chapelle susceptible d’accueillir et de rassembler une population déjà installée.
Les travaux qui devaient transformer cette grange en chapelle commencèrent le 18 septembre 1969 avec l’aide de jeunes du quartier et des bénévoles, sous le contrôle de Mr Villeneuve architecte qui suivit gratuitement le bon déroulement (c’était sa façon de donner pour le denier du culte à l’époque).
Les travaux furent pris en charge à raison de plus de 100 000 Frs par l’association des chantiers du diocèse pour le gros œuvre, l’équipement 20 000 Frs restant à la charge de la paroisse : les paroissiens de Saint Michel offrir la cloche, la porte du tabernacle qui fut redoré d’or par Mr le comte du Souris, la statue de Saint Jean Baptiste fut donnée par le curé Ribière de Sainte Valérie qui l’avait reçu du curé Chaput professeur de droit à Limoges. Au pied de la statue, deux petits trous bouchés dernièrement retenaient une plaque, on lisait « Offert par ses élèves ». L’inauguration eut lieu à Noel 1967 (3 mois après). Ce nouveau centre fut confié à l’abbé Soulat qui avait aussi la charge de la chapelle et aumônier de Naugeat (rebaptisé Esquirol).
Très vite ce centre connu une forte animation liturgique grâce, notamment au groupe de chorale dirigé par la famille Thillout qui fonde le CHAL qui se produit encore dans les milieux hospitaliers et maisons de retraite. Les animations étaient très nombreuses et variées et faisaient rentrer des fonds à la paroisse ce qui qui manquent le plus actuellement. Nous citerons les kermesses le 1er week-end d’octobre où les paroissiens et les non-pratiquants du quartier participaient. Le dimanche après-midi après la messe il y avait apéritif et repas offerts aux participants par l’abbé. L’après-midi, il y avait un spectacle ou une fanfare qui sillonnait les rues du quartier pour ramener les gens.
C’est à Saint Jean Baptiste qu’ont eu lieu les premiers baptêmes durant la messe. L’abbé remettait une rose à la maman, une peluche au bébé confectionnée par une paroissienne, à la fin de la cérémonie, distribution de dragées, et les fidèles étaient invités à trinquer à la santé du nouveau-né (tout était sujet à festivité).
Après le décès du Père Picat et le départ du père Soulat, il y a eu le Père qui souhaitait repartir dans son sud-Ouest. Le Père Rabache et le Père Laflavandrie lui succédèrent puis le Père Iratzoquy. Enfin le Père Renard avec le Père Larribe, et enfin le Père Laflavandrie.
Je crois avoir fait le tour, alors Monseigneur, les paroissiens de Saint Jean Baptiste espèrent vivement vous revoir le plus souvent possible pour partager l’Eucharistie, vous serez le bienvenu. (Je vous conseillerais les visites l’hiver car il fait plus chaud ici qu’à la cathédrale).
Jean-Marie Guillemain

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