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IL Y A 100 ANS… (2)

30 janvier 2017

LE DIOCÈSE DE LIMOGES VU À TRAVERS LE MAGAZINE DIOCÉSAIN « SEMAINE RELIGIEUSE DE LIMOGES » (SUITE)

Pour ce qui était des offices, « ordinaires » ou « extraordinaires » on peut dire que les paroissiens étaient gâtés. Au Sacré-Cœur - ce n’est qu’un exemple - se célébraient les offices ordinaires du dimanche, ainsi répartis : messes à 6 h, 7 h, 8 h, 9 h, grand’ messe à 10 h, messe à 11h.15, vêpres à 15h.
Étaient célébrés également des « offices extraordinaires » : par exemple, pour le dimanche 26 novembre :
- à 6h, 7h, 8h, 9h :  messes basses et instructions.
- à 9h45, grand’messe et prône ; à 11h 15, dernière messe et instruction.
- le soir, à 14h, petites vêpres, catéchisme de Persévérance et salut ; à 17h, vêpres et salut.
S’ajoutaient à cela les Prières publiques, tous les soirs de la semaine à 20h15, et le dimanche après les vêpres de 17h., ainsi que des cérémonies particulières, comme, le jeudi 30 novembre, un service funèbre pour les soldats morts au champ d’honneur ou, après les prières publiques du soir, « l’heure sainte ». Ou encore, le vendredi 1er décembre : à 6h, messe réparatrice, exposition du Saint-Sacrement puis exercice de la garde d’honneur ; à 6h30, 7h, 7h30, messes basses ; à 8h messe des Enfants de Marie et allocution. À 14h, 15h, 16h, chapelet médité ; enfin, à 17h, instruction et salut suivis de l’exercice de la garde d’honneur.
Pour terminer, mentionnons que, par exemple le dimanche 26 novembre, devaient avoir lieu en la chapelle Sainte-Jeanne d’Arc, à 8h, messe et instruction, et à 17h30, prières publiques et salut.
Tout ceci donne une idée des charges incombant aux prêtres non mobilisés, sujet sur lequel insiste un article du 31 mars intitulé « La paroisse pendant et après la guerre » soulignant que « dans les villes, même avant la guerre, le nombre des prêtres était insuffisant pour satisfaire aux besoins d’une population toujours croissante » et que « dans les campagnes…des curés doivent, à l’heure actuelle, desservir des paroisses souvent fort éloignées l’une de l’autre ».
Aux services habituels, il faut ajouter ceux en relation avec la guerre (retraite pascale des soldats, absoute pour les morts au champ d’honneur, services pour les officiers et soldats morts etc) , les prières nationales (par exemple le 21 mai à Sainte-Marie, journée de prière pour la France), les pèlerinages, à Arliquet, à Sauvagnat, au Mont Gargan etc. Parmi les manifestations importantes, on peut noter le Triduum national de réparation et de prières au Sacré-Cœur de Jésus, les 29, 30 et 31 décembre. Et l’on retiendra l’allocution prononcée en novembre par Mgr Quilliet, évêque de Limoges, à l’occasion du Service solennel pour les morts au champ d’honneur, dans une cathédrale bondée, sur le thème « 1-Ils vivent, nos morts/ 2-Ils vivent, nos morts, en la présence avivée de Dieu / 3- Ils vivent, nos morts, en communion avec nous » et se terminant sur « Seigneur,…, à la France…donnez bientôt la victoire, par la victoire la paix,. Et dans la paix, gardez nous l’union entre tous les enfants de la Patrie également aimée, également servie. »


(A suivre)
J-L. GRILLOU

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